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Complément alimentaire : comment vérifier sa composition avant de l'acheter
20 octobre 2026
Un complément alimentaire n’est pas un médicament : il n’a pas besoin d’autorisation de mise sur le marché. Mais en France, il doit être déclaré à l’administration avant d’être vendu, avec sa composition et ses doses. Cette déclaration est publique, et c’est le meilleur point de départ pour vérifier ce qu’on achète.
1. Le registre public des compléments alimentaires
Les déclarations sont publiées en données ouvertes sur data.gouv.fr, « Déclarations de compléments alimentaires ». Depuis 2025, elles passent par Compl’Alim, l’outil du ministère de l’Agriculture, qui a remplacé Teleicare. Pour chaque produit, on y trouve :
- la marque, le nom commercial et la forme (gélule, poudre, stick…) ;
- la dose journalière et le mode d’emploi ;
- chaque plante avec sa partie, sa préparation et sa quantité par jour ;
- les souches probiotiques et leur quantité par jour ;
- les publics à qui le produit est déconseillé ;
- la décision de l’administration (« commercialisation possible », ou retrait du marché).
Sur les 52 compléments de notre classement, 39 y figurent ; leur numéro de déclaration et ce qu’elle contient sont repris sur leur fiche. Un produit introuvable n’est pas forcément illégal (il peut être déclaré sous un autre nom ou dans un autre pays européen), mais sa composition est plus difficile à vérifier.
2. Les mentions obligatoires de l’étiquette
L’étiquette d’un complément alimentaire doit porter, entre autres :
- la dénomination « complément alimentaire » ;
- le nom des nutriments ou substances qui caractérisent le produit, avec leur quantité ;
- la portion journalière recommandée et un avertissement contre son dépassement ;
- la mention qu’un complément ne se substitue pas à un régime alimentaire varié ;
- l’indication de le tenir hors de portée des jeunes enfants.
Si la boîte dit « dispositif médical » ou « denrée alimentaire destinée à des fins médicales spéciales », ce n’est pas un complément alimentaire : les règles ne sont pas les mêmes, et ces produits ne figurent pas dans notre classement.
3. Les allégations : ce qu’un complément a le droit de dire
Les allégations de santé autorisées sont listées dans un registre européen, avec leurs conditions d’emploi : le chrome « contribue au maintien d’une glycémie normale », le glucomannane « contribue à la perte de poids dans le cadre d’un régime hypocalorique »… Les allégations des plantes sont encore en cours d’évaluation au niveau européen. « Ventre plat » n’est pas une allégation autorisée : c’est une promesse commerciale, à juger sur la composition et les preuves.
4. Les études : lire la référence
Une étude revendiquée doit pouvoir se retrouver : auteurs, revue, année, idéalement un DOI ou un identifiant PubMed. Voir notre guide compléments ventre plat avec études cliniques.
5. Signaler un effet indésirable
L’ANSES recueille les effets indésirables liés aux compléments alimentaires (nutrivigilance). En cas d’effet inhabituel : arrêtez le produit, parlez-en à un professionnel de santé et signalez-le sur le portail de signalement des événements sanitaires indésirables. Pour une question sur l’étiquetage ou une pratique commerciale, la DGCCRF publie une fiche pratique sur economie.gouv.fr.
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